Cet ensemble d’outils en acier du XVIe siècle s’inscrit dans une production d’instruments dont la fonction exacte demeure débattue. Comme souvent pour ce type de nécessaires, les hypothèses d’usage oscillent entre le jardinage, la vénerie, la médecine vétérinaire ou encore la chirurgie. Cette ambiguïté fonctionnelle a été soulignée par Claude Blair dans son étude d’un ensemble comparable de la collection de Waddesdon Manor (op. cit. 1974, pp. 449-452). Les comparaisons les plus convaincantes orientent toutefois vers le domaine cynégétique. Ainsi, un ensemble similaire conservé au musée du Louvre (inv. OA 8948), doté de manches en ébène, est décrit comme une « trousse de piqueur comprenant 7 instruments : passe-corde, petit couteau à défaire, couteau à défaire, hachette articulée de veneur, couteau, lime à carrelette, scie à main ». De même, le musée national de la Renaissance conserve sous le numéro E.Cl. 1308 a-h une « trousse de veneur » à manches d’ivoire. Un ensemble très proche, daté de 1581, est également conservé dans les collections des Royal Armouries à la Tour de Londres (inv. X.269 a) et publié par Elisabeth Bennion (op. cit., p. 218).
La trousse de veneur du XVIe siècle ne répondait à aucune composition strictement standardisée, mais réunissait divers instruments destinés aux opérations liées à la chasse : poursuite, mise à mort, dépeçage et découpe du gibier, principalement du cerf, du sanglier ou du loup. Les matériaux employés, tels que l'acier pour les parties actives, le bois précieux, l'ivoire ou la corne pour les manches et cuir travaillé pour les étuis, associaient fonctionnalité et prestige. L’usage de ces outils relevait d’un savoir-faire codifié et participait pleinement des rites de la chasse aristocratique et de la curée.
Un groupe de sept outils similaires conservé au Metropolitan Museum of Art (inv. 64.101.1470–.1476), comprenant notamment un sécateur, est interprété différemment et est considéré comme un ensemble lié au jardinage. Le musée new-yorkais attribue ces outils à une production française de Moulins vers 1575-1600, en s’appuyant sur l’inscription « Faut amolins Alapalme »
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There are surface scratches consistent with age, handling and use. Tarnishing to the gilding. Some natural veins and discolorations to the bone elements. Oxydization to the steel elements. -The tool with the large blade : The blade and the bone handle elements are from the 16th century. There is possibly a workshop/foundry mark as an arrow on the blade. The extremity of the handle with leaves and masks is later. New nails and metal elements to the handle. -The four other tools are later, in 16th century style.
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